2019_05_05_25

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Addiction

Bonjour,

J’ai un goût très prononcé vous le savez maintenant pour la psychiatrie. Et en particulier, pour une branche particulière de la psychiatrie : l’addictologie. Bien sûr, le lien avec ce blog est l’addiction au fait de manger trop, l’hyperphagie. Mais il est des addictions bien plus graves et bien plus évidentes, dont le lien ci-dessous parle, des comportements addictifs qui vous mettent immédiatement en danger comme la drogue, l’alcoolisme, les jeux d’argent etc.

L’addiction décrite par le biais des neuro-sciences :

http://www.maad-digital.fr/decryptage/laddiction-expliquee-par-les-neurosciences-13

C’est en 3 parties, c’est très fouillé et ça explique bien le comment, pas le pourquoi.

Les neurosciences et les thérapies comportementales et cognitives (TCC) s’attachent au comment. Les thérapies de type psychanalytique s’attachent au pourquoi, sans être sûres d’y parvenir. A l’arrivée, je pense que l’on a besoin des deux, du coup.

Alors pourquoi certains tombent dans l’addiction, cultivent le fait de sombrer, en quelque sorte ? Il y va à mon avis dans l’inconscient d’une faille de leur estime de soi. Dans leur passé, dans leur petite enfance, ils ont connu des maltraitances ou des traumatismes plus ou moins graves ou plus ou moins répétés, qui les a convaincus en profondeur qu’ils étaient mauvais, très mauvais, tout à fait indignes de la réussite, bons à rien littéralement. Leurs actes compulsifs vont donc les tirer inexorablement vers ce résultat pour mettre en accord leurs actes et leurs pensées, par le bas. La pensée ne commandera pas, les actes qui mènent à la perte, oui. C’est ici que la pleine conscience peut jouer un vrai rôle :

  • Je ressens de tout mon être cette sensation et je la laisse parfaitement s’épanouir au lieu de la refouler.
  • Mes actions n’ont alors plus à se nourrir de cette sensation refoulée car plus je sais ce que je ressens, plus mes actions seront cohérentes et indépendantes de ces ressentis.
  • Pour résumer : Dans le ressenti, TOUT EST PERMIS ! et Impulsivité oui, compulsivité non.

It sucks

Bon ben je grossis… 3 kilos en 1 mois. Merci Miansérine. Mais je dors bien. Merci Miansérine…

78.6K.

Je vais marcher et je m’accroche au fait que ça peut s’arrêter d’ici à ce que je revoie la psychiatre, le 22 mai, dans 11 jours… But it sucks.

2019_05_11

 

Timist

En ce premier mai 2019, je pose les bases d’une nouvelle philosophie. 🙂

Considérons que la dimension temps est au coeur de tout, toujours.

Si l’on considère la vie d’une personne naissant aujourd’hui, si c’est une femme en tout cas, elle a 1 chance sur 2 de vivre 100 ans. Sur ces 100 ans, elle aura ce vécu corporel : 18 ans pour devenir adulte – où donc elle acquerra tous les jours des compétences, des capacités ou de la surface corporelle, puis 32 ans de stabilité où elle aura la sensation de stagner, puis 50 ans où elle perdra tous les jours des compétences, des capacités ou de la surface corporelle.

Quel vécu psychologique entraîne ce gain corporel, puis cette stabilité, puis cette perte ?

De façon dominante, je pose ceci : le gain corporel quotidien conforte la conviction que rien n’est stable, que l’on peut contester sans cesse ce qui est, car ce qui est est très loin de ce qui pourrait être, et l’on ressent ceci au plus profond de notre être. Je l’appelle l’ère de la contestation (C).

La stabilité quotidienne entraîne elle un comportement relativement versatile, une sorte de perpétuel « p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non ». Je l’appelle l’ère de la versatilité (V).

Enfin, la perte corporelle quotidienne conforte de façon dominante la compétence d’acceptation, de deuil. Ce qui est doit être accueilli tel quel, sans commentaire, sans jugement, avec bienveillance. Je l’appelle l’ère de l’acceptation. (A)

On peut introduire encore un peu de complexité dans ce parcours de vie psychologique. Au sein de chaque ère ainsi posée, et en miroir, on va connaître des cycles AVC – CVA – AVC. Ce qui nous amène à ce parcours psychologique standard :

  • de 0 à 6 ans, je progresse tous les jours et globalement, ça m’arrange.
  • de 6 à 12 ans, je progresse tous les jours, et n’ai guère le loisir d’y penser.
  • de 12 à 18 ans, je progresse tous les jours, et ça me gave.
  • de 18 à 29 ans, je stagne et ça me gave.
  • de 29 à 40, je suis stable et ne sait trop qu’en penser.
  • de 40 à 51, je suis stable et ça m’arrange.
  • de 51 à 67, je perds tous les jours mais ça passe, pas grave.
  • de 67 à 83, je perds tous les jours et me dit parfois que c’est grave.
  • de 84 à 100, je perds tous les jours et j’accueille cette perte en me rebellant.

Je veux dormir

Pour dormir et avoir un cycle circadien, ce qui est essentiel à ma qualité de vie, je suis obligée (en ce moment) de prendre Miansérine 10 mg le soir. C’est un anti-dépresseur, mais  pas à cette dose très basse. A cette dose prise le soir, c’est un anti-histaminique, qui vous met un bon coup de massue à l’heure où il est de bon ton de dormir. Je le prends à 23H et à minuit, j’ai une bonne grosse fatigue qui m’engourdit et je me couche, et dors 7 ou 8H. Bref, tout est simple. Des somnifères ou des anxiolytiques me feraient dormir mais présenteraient l’énorme désavantage d’être impossibles à prendre sur la durée, car addictogènes. Ce qui n’est pas le cas des anti-dépresseurs.

Problème ! Miansérine me creuse l’appétit de façon indéniable. Non que je puisse manger plus d’une traite avec mon petit estomac qui reste très bien calibré. Mais j’ai faim plus vite et plus souvent, c’est très net. Du genre deuxième goûter obligatoire l’après-midi… Bref, j’ai pris 2K depuis 2 semaines, mais j’ai retrouvé la simplicité du rythme circadien. Bouhhhhhhhhhhhhhh… Telle est notre vie, naviguer entre différents écueils. Je fais mes choix : je suis prête à sacrifier 2k à un rythme jour-nuit. Mais pas 5 ou 10, voire 40… qui sait ? Personne. Je mise tout de même sur l’espoir suivant : peut-être que je ne prendrai que 2 ou 3 kilos, puis me stabiliserai, puis perdrai ces 2 ou 3 kilos quand j’arrêterai Miansérine… Bref, que mon poids d’équilibre n’est pas un vain mot dorénavant, même s’il peut être influencé par des facteurs extérieurs. Je peux tester un mois sans tout foutre par terre et faire le point ensuite. Donc réponse dans un mois environ ! Et surtout je n’oublie pas mes 3 séances d’activité physique par semaine. Aujourd’hui ? Piscine avec mari et nièce. Demain, j’irai marcher seule une heure le matin.

fin_avril_2019

La perfection n’est pas de ce monde

Cette semaine, j’ai eu droit à mon bilan (comme tous les 9 mois) avec El Professor Oppert, chef du service nutrition de l’E3M de la Pitié-Salpêtrière. Ce nutritionniste est l’alpha et l’oméga de tout mon cursus, donc son avis compte beaucoup pour moi. Question examens médicaux, tout est parfaitement parfait. Glycémie, cholestérolémie, vitamines, fer, minéraux etc. Ca c’est fait… Je continue simplement avec mes 2 gélules d’Azinc le matin par précaution. Question acidité gastrique, je lui ai dit que je continuais à sentir disons 2 fois par semaine des bonnes giclées d’acide dans l’oesophage, mais que ça durait rarement et que ça n’entamait pas ma qualité de vie globale. Il en a conclu que je (re)prenais de l’Inipomp 20 chaque matin pendant 2 mois, et que si j’avais encore ce genre de reflux, je continue les 7 mois restants… que si je n’avais plus ce genre de reflux, je revenais à un Inipomp à la demande, quand reflux il y avait. Intéressant comme test. Il m’a redemandé si je voyais un contexte commun à ces remontées acides, mais j’ai eu beau me poser la question ces 9 derniers mois, non, rien de patent. Et ensuite, on en arrive au point qui fâche : l’activité sportive. Je lui dis franchement que je ne fais plus rien. Et là, il m’a dit de son ton à la fois neutre et ferme : « L’activité sportive est la clé de la stabilisation sur le long terme. » Cette simple phrase (dite par ce Monsieur) a suffi à me faire la piqûre de rappel (il n’est pas du genre à rabâcher, et ça tombe bien, j’ai horreur des répétitions). Puis il me pèse, 75K. On tombe d’accord que je semble stabilisée autour de ce poids depuis plus de 6 mois. On se quitte globalement très contents et je me demande comment je vais tenir ma promesse (à moi-même d’abord bien sûr).

Le lendemain, le hasard fait que je vois ma psychiatre. Et elle m’a bien aidée sur le sujet (entre autres). Elle me dit avec son bel accent serbo-croate : « Parfois, c’est difficile dans cette société. On a le sentiment qu’il faut répondre à tous les critères d’exigence, entre le travail, la famille, l’hygiène de vie. La semaine ressemble alors à une longue liste de cases à cocher. Où est le plaisir, le repos, la délicieuse paresse dans cette liste ? Et si l’on n’a pas coché 100%, bonjour Dame Culpabilité. »

Elle me souffle enfin cette idée qui introduit du jeu dans la série « hygiène de vie ». Si un jour, vous n’avez tout simplement pas envie de sortir faire de la marche, vous pouvez peut-être vous demander quelle partie de votre corps vous aimeriez améliorer, sculpter, embellir ? Et travailler à domicile, via un coach youtube, des exercices orientés. Ce n’est pas tout  ou rien.

Immédiatement, je me suis dit qu’un objectif « coquetterie » était effectivement plus amusant. Et sans hésiter, mes hanches sont beaucoup trop grasses. 🙂 Merci ma psychiatre. Je repars donc sur l’idée, marche ou piscine ou exo à domicile, 3 fois par semaine, selon mon humeur du moment.

3 ans !

Au jour près, c’est l’anniversaire de mon petit estomac ! Je fête ça ce soir avec ma « copine de sleeve », qui fête ses 1 an elle, dans un restau japonais ! Miam, chirachi assortiment en devisant avec une chouette copine…

chirachielephant_stomach

Calculette

Votre taille => 169cm

Votre poids maximum atteint à l’âge adulte => 117K

Votre poids au 31/03/2019 => 74K

Vous avez perdu 93% de votre surpoids initial.

Restez très satisfait si vous vous stabilisez autour de 70% de surpoids perdu, c’est ce que dit la rigueur médicale. 🙂