Et les restaus ?

Coucou,

Une fois par mois, mon mari et moi nous offrons un bon restaurant, pour fêter notre vie ensemble, pour rendre hommage au mois écoulé. Hier donc, après avoir appris dans la journée la mort d’un ami de 92 ans, qui rejoint sa femme dans le grand Oubli 6 mois plus tard (les 2 sont partis avec toute leur tête ceci dit, un privilège rare à cet âge), après avoir appris dans la semaine la mort d’un oncle de 85 ans, parti avec la démence des corps de Lewy, nous avions besoin de ce moment où l’on a l’impression que la vie freine un peu, se retourne sur elle-même parce qu’on lui rend hommage pour elle-même. Juste se sentir en vie, pauvres petits  animaux que nous sommes, juste un passage furtif de quelques décennies (oui, bien sûr, l’oxymore est volontaire) si on a de la chance, passage qui ne laissera aucune trace, quelques petites crottes ici et là à la rigueur. 🙂

Hier soir, c’était le Paprika, restau hongrois du 9ème arrondissement de Paris. Monsieur et Madame : apéros (2 kirs hongrois) + plats (goulach pour M et sole meunière pour Mme qui a dégusté 75% du plat) + dessert pour Monsieur (apfelstrudel) + un verre de vin liquoreux hongrois pour Mme + 1/2 bouteille de vin rouge pour M…

Voilà à quoi ressemblent les quantités d’une sleevée à 2 ans et 2 mois… C’est la norme d’une petite mangeuse, mais ça ne choque plus les serveurs comme quand j’étais en dénutrition… Ca passe inaperçu et c’est tant mieux !

Sinon 74.2 K ce matin… 73 ne semble plus être mon poids… Va pour 74. donc 3K de surpoids.

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2 ans et 2 mois post-op

Bonjour !

Côté poids, ça monte… 74.5K ce matin… Je me console en me disant que je viens de faire une cure de 3 jours de Cortisone à haute dose à cause d’un implant dentaire, mettons… Elle s’est terminée hier matin. Donc j’espère que samedi prochain, la balance rebaissera naturellement. Mais la boîte à culpabiliser est ouverte : je ne mange pas assez de protéines (pas bon la viande, fade, sec, étouffe-chrétien). Je ne mange pas assez de fruits et légumes. Je ne fais plus d’activités physiques. J’ai de quoi m’engueuler sans problèmes. Vous aussi j’espère ? 😦

Je m’étais faite à l’idée que j’avais repris 5K forfaitaires après ma fonte de poids spectaculaire, ce qui était complètement dans les clous, et j’espérais me stabiliser durablement (ce fut le cas 3 mois) à 73K avec 2 malheureux K de surpoids selon les statistiques, j’étais contente ! Et là, ben j’en suis à continuer de gonfler…

Allez, on ferme un peu la boîte à culpabiliser. On se dit qu’on est en juin, qu’on va faire de belles balades juste pour le plaisir, qu’on va se faire de bonnes salades en réfléchissant à chaque fois à l’apport de protéines à côté. Bref, on va juste changer son approche du plaisir : la marmotte passe en mode été. A part ça, je vois une diététicienne de la Pitié Salpêtrière en juin. Il est possible que cela me soit utile. Elles sont sur une ligne : donner des bonnes idées d’alimentation équilibrée en tenant compte de ses goûts et sans engueuler. C’est déjà beau.

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Coup de gueule

Bonjour,

Tout va toujours bien pour moi, RAS.

Mais je voudrais parler de ce que je ressens quand j’entends ou que je lis des médecins nutritionnistes qui racontent des bêtises grosses comme eux à des patients qui grossissent : il faut manger ça et ça, sans tenir compte de sa faim. Ca me fait le même effet que si un psychiatre disait à un patient dépressif : « Bah, faut pas vous laisser aller Madame Michu, la vie est belle ! »… Comme si le psychiatre n’était pas au courant que pour des raisons biochimiques et cognitives, la dépression met objectivement une chape de plomb dans la tête du patient, qu’il n’y est rigoureusement pour rien, qu’il n’y peut rien, et qu’en attendant de le soulager, (par un savant dosage d’anti-dépresseurs et de psychothérapie pour le traitement de fond, et par des anxiolytiques pour le traitement symptomatique), on peut au moins éviter de le culpabiliser. A défaut de pouvoir l’aider, on n’est pas censé lui compliquer encore la vie !

La différence entre un psychiatre et un nutritionniste ? Les progrès pour le traitement de la dépression ont été fulgurants ces dernières décennies. Pour le traitement de l’obésité, on n’en est pas là. Au demeurant : l’obésité découle parfois d’une dépression non traitée, pas toujours, mais c’est assez fréquent. Un obèse a un métabolisme cassé qui fait qu’il a davantage faim que ce que son poids d’équilibre devrait lui dicter. Le système central de régulation est cassé. On ne peut pas demander à un animal (pas même humain) de ne pas manger quand il a faim. A long terme, c’est une démarche insoutenable. Pas davantage qu’on ne songerait à demander à un animal de ne pas pisser quand il a envie, de ne pas boire quand il a envie… Car ENVIE dans ce cas = BESOIN impératif, appel impérieux du corps ! Le nutritionniste qui ne peut pas comprendre ça (mettons de côté les diététiciens qui ne sont pas médecins), devrait changer de métier parce qu’ils n’ont pas le moindre sens du fonctionnement complexe corps / cerveau.

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Les nutritionnistes n’ont pas de solution pour les gens en surpoids. Pas encore. Empiriquement, ils découvrent depuis peu que pour les gens très gravement atteints, en obésité massive (IMC>=40), voire super obésité massive (IMC>=50), un truc marche de façon parfois spectaculaire et durable, et c’est la chirurgie gastrique définitive (bypass ou sleeve). Pour moi, c’est la preuve s’il en était besoin qu’en agissant sur le corps, on règle ici une contradiction dans le dialogue corps-cerveau, qui est conceptuellement séparé pour nous humains dans notre tentative de comprendre, mais qui n’est pas séparé dans sa réalité biologique ! Parfois, à un taux qu’on ne connaît pas assez, on observe qu’à 4 ou 5 ans, ces opérés reprennent 10 ou 20 ou 30 kilos, que donc la régulation re-casse. Je maintiens que pas davantage que la première fois, CES malades ne sont fautifs. Honte aux médecins qui masquent leur impuissance thérapeutique dans la culpabilisation du patient. Le patient obèse est déjà effondré de ce qui lui arrive, a pensé tout seul (la dépression aidant) à se dire « I’m a failure ! », ou en français : « Je suis une merde ! ». La culpabilité ne le tire pas une seconde vers le haut. Arrêtez de faire chier les gros ! Arrêtez par pitié ! Arrêtez de leur dire quoi manger, ou comment manger, de « manger lentement », comme c’est la dernière mode, sans aucune preuve, vous n’en savez rien.  Commencez par dire « Ca, on n’en sait rien. » Et les recherches devraient partir tous azimuts sur le sujet : les hormones de la faim (que l’on vient de découvrir) et leur rôle avec l’hypophyse, les cellules adipeuses (blanches, brunes etc.) et leur rôle crucial dans ce métabolisme complexe et dans ce système homéostatique, les psychothérapies, les psychanalyses, le mode de vie, le rôle de l’estomac, le rôle de l’intestin grêle, son microbiote, les perturbateurs endocriniens… tout ça est en friche. En attendant, que les « sachants » foutent la paix aux gens qu’ils ne « savent » pas aider.

 

Joli mois de mai 2018

Bonjour !

D’abord je souhaite une belle convalescence à Maud qui termine son premier mois post-op et qui semble être en bonne forme ! Youpi !!!!!

Moi, 73.3K cette semaine… Tout baigne. Tout n’est pas rose dans notre vie et nous traversons des soucis comme tout le monde, mais on tient bon, d’autant que ce ne sont que des soucis matériels. La santé est bonne, le printemps arrive et on compte bien en profiter. Le boulot reste assez intéressant, la plupart du temps, et même parfois, tout à fait passionnant ! Bref, la vie continue sans trop de chausse-trappes. Pourvu que ça dure ! Côté sleeve, zéro souci.  Je dois prendre des corticoïdes à haute dose dans 3 semaines pour une chirurgie dentaire (implant), on verra si mon estomac supporte. Au cas où, j’ai les Inipomp. A bientôt et passez un très beau week-end ! Nous, ce sera Foire Du Trône ! On aime faire des trucs tranquilles, machine à sous, tirs à la carabine, balancelles (pour moi), barba à papa, chouchoux… Ca nous rajeunit.

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Stabilité pondérale

Bonjour ! 🙂

Depuis 3 mois maintenant, j’ai la chance de connaître la stabilité pondérale. Alors qu’avant la sleeve, je payais le laisser-aller en prenant 1 ou 2 kilos en une semaine ! Alors qu’après la sleeve, je voyais la balance descendre en perdant 2 kilos puis 1 kilo chaque semaine, puis 1 kilo chaque mois… Alors qu’au 15ème mois post sleeve, je touchais mon poids plancher de 67 kilos. J’ai ensuite remonté très irrégulièrement pendant six mois (les pétoches !) pour me stabiliser au 21ème mois autour de 73K à 500g près. J’ai donc repris 5 ou 6 kilos en 6 mois avant de stabiliser.

Et dans stabilisation pondérale, il y a stabilisation… psychologique. On cesse d’avoir peur. On se dit qu’on ne fera finalement peut-être pas partie des échecs de la sleeve, en tout cas pas à deux ans. Peut-être qu’enfin, je pourrai faire plus ou moins d’activités physiques, plus ou moins de pauses gourmandes, plus ou moins de nourriture équilibrée, plus ou moins de repas pris sur le pouce, plus ou moins de glandouille sur le canapé… sans que mon poids fluctue. Car je suis enfin une mangeuse régulée. Car si je mange plus riche, c’est en moindre quantité. Car si je bouge davantage, je mange plus. Et tout ça, SANS réfléchir. Parce que mon appétit, mes appétences me guident, mon corps, mon cerveau profond me guident. Pas ma moulinette à réfléchir, pas mes bonnes résolutions, pas « fais ce que dois », mais « fais ce que ressens ». Peut-être qu’enfin, mon corps et mon coeur se comprennent. L’avenir dira.

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Anniversaire 2 ANS !

2 ans post-op sleeve gastrectomie !

Stabilisation à -40K tout rond.

Des inconvénients ? Aucun. J’ai très faim, puis j’ai grand plaisir à manger, puis après des quantités raisonnables, j’éprouve la plénitude de la satiété. Que du bonheur donc. Et bien sûr, je mange ce que j’ai envie quand j’en ai envie ! De tout un peu et un peu de tout.

Je change de sujet, mais pas complètement : s’il s’avère que l’obésité massive est due aux perturbateurs endocriniens : voici un documentaire passionnant avec des illustrations bien rigolotes. Enjoy !

 

 

23 mois post-op

On dirait que ma prière a été entendue. 🙂

73K depuis 5 semaines, ouf… Il semble donc que je me stabilise après 5K de reprise, ce qui est tout à fait dans les clous. Je reprends confiance.

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