2 ans et 8 mois

Hello ! Tout va bien.

Calculette

Votre taille => 169cm

Votre poids maximum atteint à l’âge adulte => 117K

Votre poids au 09/12/2018 => 74K

Vous avez perdu 93% de votre surpoids initial.

courbe

 

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Varier les plaisirs

Quand on est hyperphage comme moi, manger est un plaisir un peu trop intense. Si intense, que si l’on n’y réfléchit pas, c’est un réflexe, cela frise même l’addiction. Bien sûr, ce n’est pas une addiction pure et simple, car la nourriture grasse et sucrée n’est pas objectivement une substance addictive comme l’héroïne, la cocaïne, la nicotine ou l’alcool bien entendu !
Mais voici ce que j’ai d’addictif dans mon comportement : manger gras et sucré active le circuit de récompense d’une manière très intense, et c’est ce que j’ai trouvé de plus efficace alors mon cerveau s’y réfugie en toute confiance. Les gros sont addicts non au chocolat en tant que tel, mais à la réponse de notre cerveau quand il reçoit du chocolat (bouffée de plaisir ou shoot d’hormone anxiolytique)… Pas simple tout cela.

J’essaie quand je le peux de remplacer ce plaisir total et parfait par des plaisirs plus subtils en cours de journée, et qui ne sont pas connectés à la nourriture : m’amuser dans un jeu de réflexion intense, me détendre en écoutant une petite rivière couler sur Youtube, marcher en respirant l’automne, mettre mon nez sur la peau douce d’un bébé quand j’en ai l’occasion, m’amuser en suivant des cours de russe avec une classe et une prof sympa dans la vraie vie, écouter du Bach… chacun ses plaisirs subtils. Pour d’autres, cela peut être caresser son chat, peindre, jardiner etc. Ce n’est pas une réponse immédiate à une envie hyperphage, cela ne fonctionnerait pas. C’est plus une réponse de fond. Car l’objectif n’est pas d’éliminer les moments d’hyperphagie, mais de les espacer, et de me sentir plus heureuse, surtout. Accepter que la nourriture soit notre plaisir principal OK, mais se dire qu’il y en a mille autres possibles, que ça ne doit pas être notre SEUL plaisir, que c’est à nous de cultiver notre jardin pour nourrir notre âme de bonheurs plus variés.

Point d’étape

Avec trop peu de recul sans doute, je me prends à cette idée.

A partir de 2 ans post-op, je connais une stabilisation relative de 6 mois avec un poids entre 74 et 76 kilos. C’est à dire que je conserve 40 kilos de perte par rapport à mon poids le plus fort, 30K de perte sur mon poids durable le plus élevé.

Ce long weekend, pas de repas structuré et du chaos alimentaire… Pour autant, je ne mange que quand j’ai faim, que ce qui me fait envie et… ça me confirme que c’est toujours un excellent curseur, même quand on est opérés de l’estomac. Je me félicite d’avoir choisi cette opération, et j’espère juste me féliciter à vie.

2018_10_20

Résultat de ma calculette ci-dessus :

Votre poids maximum atteint à l’âge adulte => 117K

Votre poids au 03/11/2018 => 75K

Vous avez perdu 91% de votre surpoids initial.

Enfin, j’aimerais remettre ici ce qu’un jeune chirurgien dont j’aimais beaucoup le franc parler m’a exposé il y a deux ans pile. Je souhaite prendre acte pour vérifier ses dires à long terme.

J’ai vu le chirurgien qui remplace ma chirurgienne cette semaine, pour faire le point […/…]

Il m’a aussi parlé du long terme post-opératoire : En général, on maigrit bien sur 2 ans pour atteindre son poids le plus bas, puis l’on stagne 2 ans à nouveau, puis les ennuis commencent à 4 ou 5 ans, avec reprise possible de poids et que c’est seulement là que se joue la stabilisation. Que les 3 clés de la réussite sont le suivi sérieux post opératoire, le suivi des conseils diététiques fournis par l’hôpital, l’exercice physique. Il m’a dit que pour l’instant, je semblais avoir toutes les clés de la réussite, mais qu’évidemment, il fallait s’inscrire dans le long terme.

 

Perdue…

Allons bon, ça me pendait au nez. Lundi soir, j’ai perdu mon alliance dans le métro, sans m’en rendre compte. Trop grande. J’avais prévu d’en racheter une en février, si mon poids s’était stabilisé. Mais je ne vais pas rester 3 mois sans alliance. J’ai du perdre 2 tailles d’alliance. Je vais en acheter une cette semaine.

Encore des p’tites news

Poids stable, je commence à y croire… Même s’il est trop tôt. Quand (si) mon poids reste stable autour de 76 kilos depuis au moins 6 mois (ie en février prochain), je me lance dans l’achat d’une alliance avec une taille de moins (actuellement, je la mets régulièrement sur mon majeur par crainte de la perdre)… C’est marrant de me dire qu’en pantalon ou en chemisier, je suis passée du 54 au 46, soit perte de 4 tailles pour une perte de 35K, soit 8K par taille, tandis qu’en doigts, je n’ai (je crois) perdu qu’une taille. En même temps, je savais déjà quand j’étais grosse que mes doigts et mon visage n’étaient pas ronds comme le reste. Manifestement, mes cellules adipeuses se nichent assez facilement partout dans mon corps de façon harmonieuse, sauf les mains, les pieds et le visage… Tandis que certaines rondes sont vraiment rondes de partout. J’étais une fausse ronde comme il y a des fausses blondes, mince aux racines, ronde pour tout le reste. hihi

2018_10_20

 

 

Des p’tites news

Poids stable… Humeur changeante, des jours tristoune et fatiguée, des jours plus pêchue. On va dire la météo normale de mes humeurs.

Je me suis aperçue de la chose suivante : Bien sûr, je suis encore parfois en mode « J’ai une furieuse envie de dévorer un paquet de (cocher la bonne réponse) a) soufflés aux cacahuètes type Donuts Caramel Cacahuètes b) biscuits au chocolat type Petits Ecoliers c) 10 carrés de chocolat Nestlé dessert »… et bien sûr, je n’ai pas de faim biologique, juste une pulsion, une faim purement psychologique, de besoin de réconfort immédiat. Je compare un peu cela à mon ordi portable quand sa batterie est à plat. Je me dépêche de le brancher sur secteur pour continuer de fonctionner. Donc je vais respecter ce besoin de se ressourcer à quelque chose de doux et d’énergisant… mais en évitant d’abord la bouffe. Alors je regarde cette vidéo 10 minutes, il n’y a pas plus doux, chaud et énergisant. Les images, la musique, tout me convient. Après, si j’ai encore envie de manger, je prends la dose que j’estime acceptable des douceurs dont j’ai envie, je les pose dans une jolie soucoupe et je les déguste lentement en savourant. Bref, je compose avec mon besoin de me ressourcer psychologiquement dans ce monde qui va un peu trop vite pour moi.

 

Calculette du pourcentage de surpoids perdu

Bonjour,

J’ai programmé cette petite calculette ici : enjoy !

Calculette du pourcentage de surpoids perdu

Et n’hésitez pas à commenter ici s’il y a des bugs !

Bien sûr, cette calculette est surtout indiquée aux obèses massifs qui ont eu la chance de bénéficier d’une chirurgie gastrique, et doit leur servir surtout sur le LONG terme. Restez très satisfait si vous vous stabilisez autour de 70% de surpoids perdu, c’est ce que la rigueur médicale dit. 🙂

Oublions-donc les pressions sociales d’un autre type qui ne font que nous pourrir la vie.