Vacances et sérénité

Bonjour,

Encore 10 jours de savoureuses vacances reposantes…

Un poids stable autour de 75K… Tout va bien quoi… 🙂

2018_08_18

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Photos de vacances

 

 

Citation de… moi-même sur ce blog, peu après mon opération :

Figurez-vous que les équipes médicales ne peuvent guère avancer sur des fantasmes individuels. Alors comment procèdent-ils ? Ils raisonnent en terme de surpoids par rapport à l’IMC, une donnée statistique fiable. Leur but n’est pas de vous amener à IMC normal, sinon leur taux d’échec serait énorme. Leur but est en partant de votre surpoids de départ, de raisonner en pourcentage de perte de CE surpoids (pas du poids global).

Si vous perdez moins de 50% de votre surpoids, c’est considéré comme un échec. Si vous perdez 70% ou plus de votre surpoids, c’est considéré comme un franc succès.

Surpoids au plus fort (critère IMC pour 1,69m => 71 k, et je faisais 117K) : 46K
Surpoids au 07/08/2018 (75K) : 4K

Pourcentage du surpoids perdu = 42/46K = 91%

Analyse de la colère

Ce que je constate chez moi, c’est à quel point ma colère est une émotion refuge.
Je m’explique :
J’apprends ce matin que je pèse 76K.
Aïe.
J’éprouve de la peur (anxiété), de la tristesse (pfffff encore et toujours l’échec).
Or, ces deux émotions sont passives, nous réduisent à l’impuissance.
Et c’est pour fuir cette impuissance que je bascule vers la colère, en l’occurrence, la culpabilité, qui est une colère tournée contre moi-même : je suis nulle, je fais tout à l’envers, une bonne à rien qui gâche toutes ces chances etc. etc. etc. La colère est une arme, donne l’illusion de redevenir actif.
Après une heure de marche en pleine conscience, la peur est toujours là, la tristesse est toujours là, mais la culpabilité est passée car j’accepte d’être triste, d’avoir peur et surtout surtout, de n’avoir aucune réponse sur l’avenir.
C’est notre lot à tous après tout, de ne pas savoir de quoi demain est fait.
Je me sens mieux donc, grâce à la pleine conscience. J’accepte ces émotions primaires, et je ne surinfecte pas avec une émotion secondaire. J’accepte aussi ma relative impuissance.
Bonne journée,
Sylvie

Engagement solennel

Depuis un mois, je marche 3 fois par semaine. Une très jolie balade d’1H aller retour en marchant d’un bon pas, j’ai vérifié sur Google Maps : 5.5 km. Le dimanche et le mercredi, je marche seule, le samedi, avec une amie, ce qui varie les plaisirs.

Faisons les comptes => 300 Kcal * 3 = 900 Kcal brûlées par semaine. Et en mangeant à ma faim, je constate que mon poids se stabilise… depuis un mois. 2 ans et 4 mois = 75K.

2ans_4mois

Ca me paraît soutenable toute l’année car ce sont 3 jours où je ne sors pas rincée du boulot : je fais ça à 10H ou à midi. C’est agréable, au pire un peu monotone, mais agréable.

Je jure sur la Torah devant toi Yahvé de continuer ainsi pendant au moins un an, si tu me prêtes vie. 😉

téléchargement

Bon plus sérieusement, je jure solennellement de moi à moi (devant quelques témoins bienveillants) de continuer ainsi pendant au moins un an, que mon moral soit haut, moyen ou bas, que le temps soit gris ou bleu, qu’il neige ou qu’il vente… de ne jamais zapper une des 3 séances semaine, pour étudier scientifiquement les effets à long terme d’une activité physique modérée et régulière. Rendez-vous le 1er juillet 2019 pour un bilan poids d’abord !

C’est mon premier jour de vacances (un mois). Alleluia ! Bonnes vacances à toutes et tous !

dav

Vive le suivi de l’hôpital public

Bonsoir,

Comme tous les 9 mois, j’ai vu le Professeur Oppert, le nutritionniste et patron du service de nutrition de l’E3M. Cela tombait à pique : il est très content. Les analyses de sang sont parfaites. Il a noté que j’étais très contente de ma qualité de vie. Et surtout, mon poids ne l’inquiète pas, même s’il trouve que j’ai raison de rester vigilante. Il a su trouver les mots pour me rassurer. En gros : 1) Bien prévoir un second goûter dans l’après midi, soit avant de quitter le travail, soit en arrivant à la maison, du genre un laitage, yaourt ou 2 petits suisses qui tiennent au corps, pour patienter jusqu’au dîner. 2) Bien continuer comme je le fais à marcher 3 fois par semaine 1H, car l’activité EST la clé de la stabilisation, à deux ans et 3 mois, ce n’est pas le moment de lâcher la barre. Il a vérifié que j’acceptais ce poids de 75K, et c’est tout à fait le cas. Il a vérifié que je ne perds pas de vue que c’est 40K de moins que mon poids le plus haut et que ce serait un franc succès de me stabiliser dans ces eaux-là.

Enfin, côté médicaments : on arrête la vitamine D, qui me valait une pastille le matin + une pastille le soir + une ampoule par mois. Ouf ! Je ne garde comme compléments alimentaires que l’Azinc, 2 gélules le matin. C’est ultra simple ! Youpi !

Je suis sortie fêter ça toute l’après-midi à Paris Plage avec mon mari, on va passer un très bel été. J’ai de la chance d’être suivie ainsi sur le long terme, merci l’hôpital public.

E3M-bis

Ma vie sans

Bonjour…

Ca monte ou ça remonte ? Quand je dis « ça remonte », j’ai l’impression que je vais récupérer l’intégralité de mon obésité… Alors je vais rester neutre, et dire « Ca monte ». J’ai peur ? Evidemment. J’ai une impression d’échec cuisant ? Evidemment. Mais je n’ai pas que ça. Il y a encore de l’espoir, il n’y a toujours pas beaucoup de culpabilité… Bref, j’ai appris à vivre sans… sans stabilité pondérale, sans sécurité métabolique. Comme un sourd vit SANS entendre, un hémiplégique SANS marcher.

75.5K

IMC 26.4

Surpoids de 4K5

Je lutte ? Non, je ne lutte pas, lutter c’est turluter… Je laisse ça aux magazines féminins décérébrés. Aucune volonté n’a jamais fait marcher un hémiplégique, aucune volonté n’a jamais rendu un trisomique intelligent. Une pauvre mouche qui se cogne sur une vitre pour accéder au soleil a beaucoup de volonté… pauvre cloche… pour ce que ça lui sert.

J’accepte. Je suis comme je suis, je suis faite comme ça. Il y a des handicaps beaucoup plus graves, n’est-ce pas Nathalie, ma cousine trisomique, n’est-ce pas Gilles, mon collègue sourd profond, n’est-ce pas Laurent, mon collègue au corps tout tordu. La vie est faite surtout d’acceptation, de résignation. 90% d’acceptation, 10% de possibilité d’évolution, c’est le grand grand maximum. Il faut donc travailler sur les 2 compétences opposées.

Passez un bon week-end, le mien devrait être très bien. Est-ce que je suis triste ? Bon Dieu, oui ! Mais les émotions, je switche de l’une à l’autre, comme une enfant de 2 ans, et c’est la raison pour laquelle cet âge me fascine. J’ai peur aussi. Et puis je pense à autre chose.

juillet_2018

Appel au don

Bonjour,

Non, ce n’est pas pour moi. Je vous explique.

Il s’appelle Pat, il a subi une sleeve un peu après moi, il a perdu dans les 80K… Sleeve évidemment remboursée par la sécu. Il a bénéficié ensuite d’un bodylift remboursé, ce qui lui a rendu une silhouette « normale » si l’on excepte les belles cicatrices qui lui parcourent le tronc… Problème ? Il en reste un, qui le traumatise… sa poitrine ! Il avait déjà une poitrine avant d’être gros, et là, il a une poitrine qui tombe. Pour un résultat satisfaisant, il doit donc subir une opération assez rare, un bodylift supérieur, qui lui retaille toute la peau du haut du dos avec la peau de la poitrine… Sa chirurgienne lui dit d’abord que ça coûte 7000 euros… Bien sûr, il ne les a pas… Petit salaire vivant à Paris… Et curieusement, même pour les hommes, l’ablation de la poitrine, la mastectomie, n’est pas remboursée par la sécu… Alors, sa chirurgienne, qui est très honnête, fait des pieds et des mains pour le faire entrer dans un protocole de recherche chirurgical sur le bodylift supérieur, et il se retrouve à devoir payer beaucoup moins cher (pour une qualité égale, heureusement !). Cela devrait chiffrer l’opération à 2000 euros cette fois.

Dans ce contexte, je vais l’aider et donner 50 euros à sa cagnotte. Si son histoire vous touche, je vous encourage à faire de même et à participer… Bien sûr, je garantis de mon côté que ça n’est pas un fake, cela fait des mois que je le suis… Il tient un blog au jour le jour, haut en humour et en émotions… A vot’bon coeur !

la page de son blog où il s’explique