Patience

Cette fois, je flirte avec la barre des 90k.

J’ai marché, (pas assez), j’ai mangé (peut-être encore parfois sans faim réelle).

Et comme je prends une cure de plusieurs mois contre l’asthme allergique, je suis sous corticoïdes. Mais bon, combattre l’insuffisance respiratoire, ça n’a pas de prix.

Inutile de dire qu’il faut que je passe chez Ulla Popken me rhabiller pour la belle saison… Pas grave, ils ont de jolies choses, mais ça devient urgent.

Bref, je m’accroche à mon moral, qui est meilleur, et qui me dit d’être patiente, et « peux mieux faire ». Toute ma vie ne tourne pas autour de mon poids, après tout.

Fais ce que dois

J’ai été sage cette semaine : marche 4 fois une heure même quand le cœur n’y était pas. Mon mari m’a soufflé l’excellente idée suivante pour introduire une routine sans réfléchir : profiter de mes jours de télétravail pour marcher une heure à la pause déjeuner. J’ai la chance d’avoir en bas de chez moi, bien qu’au centre de Paris, la promenade agréable une heure zéro voiture, il faut que j’en profite.

Pour le poids, il faudra attendre malgré tout… je continue de grossir, tranquille mimille. Et ce qui ne devrait rien arranger, c’est que je vais devoir prendre une cure d’anti-histaminiques car je fais mon asthme saisonnier. M’enfin, je suis sûre d’une chose : c’est que si je suis assidue, d’ici une semaine ou deux, ma tonicité musculaire, elle, se fera sentir, et c’est une chose très importante pour ressentir qu’on a un corps et pas juste un bulbe cervical porté par une grooooooosse masse de chair et de gras.

Elliptique

Bonjour.

Côté poids, les nouvelles sont plus mauvaises que jamais, cf courbe ci-dessous.

Mais comme côté psy, je me sens sortie de la dépression, et ça change bien des choses : J’ai pris la résolution, après avoir vu un vélo elliptique chez ma chère belle-soeur, d’en acquérir un moi-même. En effet, disposer à la maison d’un appareil qui fait travailler tout le corps, même si je sais que c’est dur, me facilitera sans doute la tâche car une chose est sûre : sans sport, je vais continuer à grossir inexorablement.

Alors, je m’occupe de ça, et je reviens vers vous avec, j’espère, de bonnes nouvelles d’ici un mois !

Grosse reprise de poids

Je commence par le graphique : 85K.

Hier, la mort dans l’âme, je vais à mon rendez-vous de suivi sur le long terme, tous les 9 mois, avec le Professeur. Il me prend une heure en retard, s’excuse. Moi, je lui dis que je n’ai pas fait le bilan sanguin qu’il me demande à chaque rendez-vous. « Alors, me répond-il, vous aussi vous pouvez vous excuser ! ». Et puis on discute du fond, du fait que j’ai perdu mon père en octobre, que je grossis inexorablement depuis un an, que du coup, je grignote le soir, surtout des biscuits au chocolat, comme d’autres boivent des verres d’alcool. Je lui dis que c’est donc foutu, qu’une fois de plus, j’ai perdu la partie.

Il a été extrêmement réconfortant, m’expliquant que les aléas de la vie font que je prends du poids à des périodes difficiles. Il m’a demandé si je continuais mon suivi psy, ce que je lui ai confirmé. Et m’a dit en substance : « Si je puis me permettre, je ne suis pas du tout d’accord pour que vous disiez que c’est foutu. Cette sensation d’échec cuisant, je peux la comprendre, mais vous ne devez pas la prendre trop au sérieux. Moi, si l’on me dit, voilà cette patiente, opérée à 50 ans à 115 kilos, qui en a 56 aujourd’hui et pèse 85, j’en conclus : Bonne moyenne. 30 kilos de perte à long terme. Vous devez garder ce recul, même si en ce moment, vous êtes forcément pessimiste. » Et puis il m’a demandé de lui envoyer mon bilan sanguin et on a repris rendez-vous pour juin. C’est banal, mais ça m’a mis du baume au cœur. Il ne m’a pas rabâché ce que je devrais faire pour redresser la barre, il m’a dit au contraire qu’il ne fallait pas basculer dans les régimes, qu’il fallait faire confiance au temps.

Mitigé cochon d’inde

82.5 kilos, IMC proche de 29, que j’accepte avec philosophie. Je sais très bien pourquoi j’ai essentiellement grossi, pourquoi je grossis, c’est parce que je grignote le soir (comme une marmotte), mais moi, c’est pour soulager mes émotions accumulées dans la journée. Nous verrons si ça me passe. Les repas restent sages. J’ai lu dans le dernier Science & vie un article du Docteur Le Cerf qui expliquait que le bilan de la chirurgie gastrique est souvent mitigé : les patients ne sont plus en danger, mais ils restent la plupart du temps en surpoids ou en obésité modérée. Donc pour la santé, c’est un mieux essentiel qui fait gagner de l’espérance de vie, mais pour la satisfaction du patient, c’est toujours plus ambivalent. Pour l’instant, j’en suis là. Et le principal, c’est que je n’ai pas de déplacement d’addiction du type alcool ou cachets ou jeux d’argent ou achats compulsifs… La ch’tite courbe maintenant ?

Octo Puce

Voilà, les 80 K s’installent.

Rien de bien enthousiasmant, même si j’ai d’autres chats à fouetter en ce moment. J’aimerais trouver l’énergie de ne pas me cacher derrière mes soucis familiaux actuels et de MARCHER, MARCHER… Qu’y a-t-il donc de si difficile à MARCHER ?

Barre psychologique

Au niveau du poids, je flirte en ce moment avec ma barre psychologique : les affreux 80K. Je suis en dessous : j’ai quelques kilos de trop que j’accepte ; je suis au dessus : je suis obèse et retomberai inexorablement dans cette maladie chronique. C’est dire si cette barre est importante. Je vais donc arrêter un truc que ma psy me donne pour dormir et qui me donne une faim dévorante permanente. Je ne mange pas plus aux repas, mais je suis capable de grignoter toute la journée, avec un estomac qui crie famine. J’ai été voir sur Internet, personne ne manque de grossir avec cet AD. A tel point qu’il fait des merveilles sur les anorexiques ! Bref, je l’arrête ce soir et je prie pour que mon appétit et mon poids suivent à la baisse tout naturellement. D’autant que mercredi, j’ai la journée d’hospitalisation ambulatoire à la Salpêtrière pour mon gros contrôle post-op 5 ans… Le sujet du prochain billet. Je pense qu’ils vont me tirer la sonnette d’alarme… J’apporterai la courbe (et l’excel) ci-dessous, je pense que ça intéressera l’interne.

Pour moi, tout se joue dans les six mois qui viennent pour juger du succès (ou non) de cette opération à long terme. Si je redescends et me stabilise à 78K (+ ou – 2K), c’est un super succès. Si je passe au dessus des 80, c’est signe que j’ai perdu la bataille de l’équilibre pondéral. Pour une fois, je suis optimiste, d’ailleurs.

Je ne veux pas gagner du temps contre la maladie, je veux gagner tout court.

De la mesure, des mesures

Un mois que je ne m’étais pas pesée. Ou plus exactement, je me pesais moins et je ne notais pas sur mon excel le résultat. Un mois que je mange davantage, que je grignote, tiraillée par la faim, ou tiraillée par l’envie de manger sans faim.

Un mois qu’on a augmenté ma dose d’anti-dépresseur (merci d’ailleurs, ça commence à faire effet). Mais sur la faim aussi. Je ne panique pas, ma barre de panique étant fixée à 80K. Et j’en suis à 78.5. J’essaie de réfléchir tranquillement aux mesures à prendre. Faire petit-déj + repas de midi + dessert décalé + repas du soir + dessert décalé, et ne jamais grignoter entre deux. Ce qui réduirait ma faim à une à deux heures par jour, ce qui serait supportable. Grâce à mon petit estomac, ça devrait être gérable, et mes repas se réduisant à un plat unique de petite taille, ça ne me fera pas grossir. En fait, reprendre les habitudes de vie et de pause repas du travail en présentiel. Mesure numéro 2, la plus difficile… aller marcher tous les jours, ne serait-ce que la partie la plus jolie de la coulée verte, celle qui reste totalement dans la verdure et qui aller-retour, doit durer 1/2H. Ca commence… aujourd’hui. Et ça, c’est facilité par le travail en distanciel.

A voir, je fais un point toutes les semaines ici du coup.

Santé !

On dirait que je me stabilise à 5 ou 6 kilos de surpoids par rapport à la norme IMC. Donc je suis très heureuse.

Côté suivi de mon équipe hospitalière, ça continue assidûment malgré la situation sanitaire. Autant de sérieux en post-opératoire à 4 ans 1/2, merci la Pitié-Salpêtrière. Le nutritionniste et chef de service m’a demandé de faire une gastroscopie, OK mais cette fois, c’est dans une clinique privée, car ils pratiquent l’anesthésie générale. Et le tuyau de douche enfoncé dans la gueule jusque dans l’estomac de la première fois est sans doute une des pires expériences que j’aie vécu à l’hôpital. Bref, du coup, cette fois, la gastroscopie s’est très bien passée, petite anesthésie de moins d’une heure, réveil comme une fleur. Bilan : on confirme l’hernie hiatale asymptomatique de 4 cm. Au printemps, je devrais avoir mon gros bilan des 5 ans… Toujours enchantée de ma qualité de vie de l’après sleeve. J’avais si peur avant l’opération d’être bourrée de frustrations. Zéro frustration.