Jalons

Bonjour !

3 mois que j’avais lâché la barre… eh bien, ça fait du bien. Oh, pas à la courbe de poids, OK, mais à ma petite personne, qui a quand même d’autres choses à faire que de conduire sa vie l’oeil rivé sur son aiguille IMC. Par exemple, remplir mes objectifs de travail, qui ont ceci de merveilleux qu’ils m’en font apprendre tous les jours à petite dose, remplir mes objectifs d’apprentissage de la langue russe, prendre soin de ma santé physique et psychologique, me distraire, aimer et échanger avec mon mari, aimer et échanger avec ma famille, aimer et échanger avec mes rares et précieux amis, me cultiver (ah bon, il y a autre chose que la programmation qui peut être intéressant ?), vivre quoi.

Je mesure ces temps-ci à quel point l’on passe son temps dans tous les domaines de la vie à entrer et sortir de sa zone de confort. Et que paradoxalement, en entrer et en sortir a précisément pour but d’élargir cette zone de confort. Les gens qui ne font jamais rien de nouveau (physiquement ou intellectuellement) s’encroûtent et s’ennuient à vitesse grand V, les gens qui sont insatiables de nouveauté finissent par être rongés d’anxiété. Le juste milieu semble comme souvent une bonne position.

Revenons à mes problématiques de poids. J’ai décidé de savourer ma zone de confort ces 3 derniers mois. Et ma pente naturelle m’a fait prendre… 2K tranquilles. Ce qui fait que ce matin, j’émarge à 78.6K.

Or, mon prochain jalon, c’est mi-janvier 2020, dans 3 mois, prochain contrôle de poids à la Pitié-Salpêtrière, presque 4 ans après l’opération de la sleeve gastrectomy. Inutile de dire que si j’ai cru me stabiliser entre 74 et 76, me pointer avec 79 ou 80 kilos me feraient bien suer. J’éprouverais un mélange de culpabilité, de découragement, d’auto-dévaluation. Tandis que si j’y retourne entre 74 et 76, en disant tout de suite au professeur  « Je suis montée à presque 80, puis j’ai pris des mesures pour redescendre. La stabilité est le fruit d’un combat. Saurai-je mener ce combat à vie ? » J’éprouverais un mélange de doutes, d’espoir. Je serai en quelque sorte dans une attitude classique de la vie où zone de confort alterne avec zone d’inconfort.

Je vais tenter le coup de poser des jalons intermédiaires, du type tous les 1er du mois, avoir perdu sainement 1K, sainement signifiant : manger à ma faim aux repas, fractionner mais pas grignoter, et… marcher 1H 3 fois par semaine. Bon sang de bois, pourquoi je ne parviens pas à quitter ma sacro-sainte sédentarité qui me tue à petit feu ? C’est incroyable ce truc ! Je ne peux juste pas éternellement cumuler boulot sédentaire + loisirs sédentaires ! C’est pourtant facile à comprendre. Il faut que je me dise « Balade-toi autour de ta zone de confort, tout près, mais à l’extérieur, en marchant 1H 3 fois par semaine », c’est pourtant pas la jungle !

Allez, on repart sur les sempiternelles bonnes résolutions, oui, je sais, celles que je finis toujours par piétiner gentiment. J’imagine certains de mes lecteurs sourire. J’espère juste que ces sourires les ramènent à leurs propres limites. Je n’ai rien d’une warrior. Juste une pauvre marmotte qui doit parfois se botter ses petites fesses rondes.

01/11/2019 78K

01/12/2019 77K

01/01/2020 76K

15/01/2020 75.5K

Inch Allah, dit l’athée quand elle recommence à poser des jalons, et qu’elle a l’espoir et les chocottes qui s’entrechoquent… Bon courage à toutes et tous dans vos divers jalons ! 😉

2019_10_19

 

 

 

 

 

Bientôt 54 ans

Bonjour,

Il paraît (dixit ma psychiatre) que bien des femmes qui ont été minces toute leur vie prennent… dix kilos à la ménopause. C’est vous dire si avec mon métabolisme cassé, il y a des choses que je ne vais pas maîtriser. Est-ce que ça me donne envie de totalement lâcher la barre ? Oui, carrément. Je fais ce blog pour dire ma vérité, n’est-ce pas ? Alors le politiquement correct, à la poubelle. Ces temps-ci, je me passionne pour des tas de trucs dans ma vie (un développement web perso qui me tient à coeur, mon passage en deuxième année de russe sur 4 et… manger à ma faim, pas plus pas moins). Basta pour le reste. Je n’ai jamais été douée pour lutter contre ma nature. Je vous jure qu’il y en a qui aiment ça. Moi, je suis douée pour me plonger dans mes passions.

Hier, lors d’une pièce de théâtre, j’ai entendu que Tchekhov exhortait le russe à ‘extirper goutte à goutte l’esclave qui est en lui‘. C’est une belle idée n’est-ce pas ? En vieillissant, j’ai clairement cette impression, de vivre de plus en plus libre de suivre jusqu’au bout mes inclinations, et de laisser en friche mes culpabilités, mes anxiétés, mes colères qui seront toujours là, mais que je ne suis pas obligée de prendre au sérieux.

Notre vie est trop remplie d’injonctions contradictoires, j’ai décidé ces temps-ci de toutes les mettre de côté. Cela influera-t-il (en mal) ma courbe de poids ? On verra bien. Je la pose là, comme chaque mois, car c’est le sujet du blog, pour autant je refuse qu’elle pose le moindre diktat sur ma vie.

2019_09_21

 

 

 

Vous voyez quoi ?

Vous voyez quoi, vous, quand vous plissez les yeux, sur la dernière année ?

Une baisse tendancielle, une hausse tendancielle, une stabilité tendancielle ?

Moi, je vois une petite hausse tendancielle. Et j’aime pas ça… Alors je continue à vivre ma vie, et me dis que je me reposerai la question dans un an… Des fois, faut pas se poser trop de questions… Des fois…

 

2019_08_29

Triste

Chanson d’automne

 

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

 

Paul Verlaine 1866

AVT_Paul-Verlaine_3950

No pressure

Salut.

J’ai repris 500G cette semaine, 77,1K, car à cause d’un accident domestique, j’ai tué l’ongle de mon gros orteil. La douleur, fulgurante, n’a duré que 5 ou 10 minutes. Mais ce n’est qu’aujourd’hui, après une semaine de repos, que je sens que je peux remarcher régulièrement. Ouf, j’ai eu peur d’avoir gâché mes 3 semaines de vacances. Je vais pouvoir reprendre une activité normale. Je vais adapter des chaussures, genre sacrifier une vieille paire de baskets pour tailler un trou au dessus de l’ongle mort et ne pas exercer de pression dessus. Moi et mon ongle, on supporte mal la pression. 🙂

Bref, mes mesures paient malgré tout. J’ai perdu 2K, m’en restent encore 2 à perdre. Le sirop me manque quand je ne bois que de l’eau, mais je m’y ferai.

2019-08-04

Sus au light et au grignotage

Je voudrais expliquer ici pourquoi je proscris le light, car je crois mon opinion relativement peu développée dans les media.

Pour moi, c’est caca boudin le light, édulcorant, produits allégés, quel que soit le light. Je gueule au restaurant d’entreprise quand ils ne nous proposent que des yaourts à l’édulcorant et je m’interdis TOUS les allégés. Or, quand on entend des critiques sur le light dans les media, c’est parce que « ce serait cancérigène ». Ca, je n’en sais fichtre rien.
Mais je suis convaincue d’un truc : ce qui me bloque totalement, c’est de leurrer mon cerveau. « Tiens, tiens, tu vas avoir du sucre… ah et puis non, gnac gnac, t’auras le goût du sucre, mais t’auras pas le sucre. »
Je refuse de pourrir mon dialogue cerveau-corps et corps-cerveau avec des mensonges, en l’occurrence, hypophyse-intestin, l’hypophyse étant notre cerveau « profond », la partie la plus « corporelle » du cerveau, celle qui s’intéresse à maintenir tous nos homéostats, toutes nos constantes corporelles stables, taux de sucre dans le sang, température, poids, stabilité d’humeur etc., et l’intestin comme on le sait maintenant a des neurones, et des neuro-transmetteurs, donc appelons-le intestin cérébral. Je pense que ce dialogue cerveau corporel et intestin cérébral est crucial en matière de métabolisme. C’est pourquoi nos émotions nous coupent ou nous creusent l’appétit, par exemple. Ne nous stressons pas en plein repas, respectons une trêve, une douceur de vivre au moment du repas. Car ce calme psychologique permet à des tâches de fond de faire un travail essentiel, en phase d’alimentation comme en phase d’endormissement, rappelons-nous que nous sommes juste de petits animaux sensibles. Nous ne pouvons ni ne devons nous payer des conflits intérieurs corps-esprit dans ces moments-là en particulier.

Donc pour cette raison profonde, essentielle, zéro édulcorant, zéro allégé. Que du vrai sucre, du vrai gras, pour ne pas foutre en l’air encore un peu plus mon métabolisme déjà compliqué. On se nourrit ou on ne se nourrit pas, mais on ne se moque pas de notre propre cerveau. Quand on lui donne un signal de sucre, il a la dose promise de sucre derrière, quand on lui donne un signal de gras, on ne lui balance pas du sucre à la place. L’industrie des allégés a déjà fait la preuve… que c’était une immense arnaque des années 80, et la pire des arnaques, une auto-arnaque, une usine à rendre les hypophyses totalement paranos. Je mange avec modération, des vraies nourritures qui possèdent donc soit du gras, soit du sucre, soit des protéines, soit un mix. Bref, tout ce que mon cerveau d’animal reconnaît.

Je vais être provo, mais boire du coca light, c’est presque pire que boire du coca. Car c’est pervertir notre métabolisme. Perso, j’ai arrêté coca light en totalité avant l’opération. J’en buvais systématiquement 33cl par jour, c’était encore trop. Aujourd’hui, les sodas ne me font plus du tout, du tout, envie. Trop de bulles, trop de sucre, trop de saloperies chimiques dont on ne sait même pas ce qu’il y a dedans. Pour moi, c’est l’un des fondements de l’obésité aux States : le coca à volonté chez les enfants. Dans peu de temps, je pense que l’on trouvera ça choquant comme si on laissait des adultes boire l’apéro à volonté toute l’année. Le soda pour les enfants, c’est comme l’alcool pour les grands. On doit apprendre à s’en passer sans frustration sur de longues périodes. Et on peut vivre très bien sans. Ce n’est pas une nourriture utile, c’est un petit poison, donc pas bien grave les jours de fête, absolument pas bienvenu au quotidien. Et ceux qui se moquent des alcoolo-abstinents sont de plus en plus rares, et c’est heureux. Les années 2020 gagneront une première bataille contre l’obésité quand elles proscriront le light et le soda. Les années 2010 ont vu l’explosion de la chirurgie gastrique pour les obèses sévères ou massifs. C’est une vraie bataille de gagnée. Maintenant, il faut donner de vrais outils à  ces obèses opérés, à tous les obèses, et même aux gens en simple « surpoids ».

Autre clé aux obèses opérés, dont je suis, du haut de mon expérience personnelle et avec seulement 3 ans de recul : on n’a pas été opérés « de la tête » comme on dit souvent avec un humour triste : Ne passons surtout pas de l’hyperphagie au grignotage. Sinon on reprendra tout. Or, on ne s’est pas fait opérer pour rien : on a pour la vie acquis une très bonne satiété en mangeant des quantités raisonnables. Restons-donc sur cette idée à vie : une journée normale, c’est petit déj à ma faim, déjeuner à ma faim, goûter = dessert du déjeuner, repas du soir à ma faim, dessert une ou deux heures plus tard… et c’est tout ! Si des petites faims subsistent dans la journée, elles dureront au pire une heure… ça n’a jamais tué personne d’avoir faim une heure ! Et si on ne le supporte pas, c’est que l’on doit en parler à un psychiatre qui nous convient. Oui, un psychiatre, pas un psychologue seulement. Car les psychiatres sont plus qualifiés, habilités à donner des médicaments  efficaces pour nous aider, et… remboursés ! 3 bonnes raisons de commencer par eux, et de s’ôter de la tête que les psychiatres, c’est pour les fous, et les psychologues, pour les sains d’esprit qui ont simplement besoin d’aide. Ou bien on se met dans la tête qu’on est tous un peu dingues, ce qui n’est pas grave et assez vrai quand on y réfléchit de plus près. Globalement, il faut respecter totalement nos signaux de faim et de satiété, sauf s’ils surviennent entre 2 repas alors qu’on pratique 6 petits repas très rassasiants par jour. On fractionne en 6, on ne grignote pas à la demande. Sinon, petit souris redeviendra obèse sur le long terme. 😦