Point d’étape

Bonjour !

Ici tout va bien.

Côté psy, j’ai augmenté l’anti-dépresseur (mon classique Effexor dont j’ai besoin sur le long cours) parce que… j’en avais besoin pardi. Je dors bien, enfin des nuits normales de 8H. Pourvu que ça dure. Côté activité physique, du coup, j’ai repris les 3 marches d’1H par semaine, je dois avouer que j’avais grosso modo abandonné depuis 2 mois. Mon poids est un peu monté mais rien de grave. 75.5 cette semaine. J’ingère des quantités de nourriture très raisonnables donc je ne m’inquiète pas trop. J’ai arrêté le traitement hormonal de la ménopause, puisqu’il semble que ce n’est pas cela qui m’empêchait de dormir, mais plutôt cette chère et constante anxiété qui chez moi n’est jamais très loin.

Ce qui va bien ? Mais plein de choses : J’aime aller au travail, certaines tâches m’y plaisent beaucoup (pas toutes). Je me réjouis déjà et j’ai la tête tournée vers le printemps. On espère avec mon mari qu’on aura assez de sous pour fêter nos dix ans d’amour à Prague, que l’on s’imagine comme une ville très romantique en mai. J’aime apprendre le russe à haute dose, la difficulté ne me fait pas peur et je suis très confiante dans le fait qu’avec le temps, tout peut être assimilé. Seule la patience et la confiance comptent. Et comme la prof et la classe sont extrêmement sympathiques, je n’y vais pas du tout à reculons. Bref, je suis heureuse, avec toutes mes craintes, fondées ou infondées, je parviens à être globalement heureuse et j’ai confiance dans ma capacité à régler les problèmes quand ils se présentent et à faire (la plupart du temps) les bons choix !

2019_02_10

 

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Bonne année !

Plein de bonheur à tous mes followers ! 🙂

Poids stable malgré les agapes des fêtes… J’avais dit que si mon poids restait stable jusqu’en février, je me rachetais l’alliance que j’avais perdue car devenue trop grosse. C’est dans un mois, je commence à y croire.

Accueillons cette nouvelle année avec le prélèvement à la source comme une aubaine : Personnellement, je ne supporte pas que l’on me reprenne de la main gauche ce que l’on me donne de la main droite ! Ou réciproquement ! Alors on prend conscience qu’on est moins riches ou plus pauvres que ce qu’on pensait ? Seule la vérité est révolutionnaire.

2019-01-03

Bilan assez complet en dix points

1) Quelle chirurgie ? quand ? quel résultat à ce jour ?

Sleevy- Sylvie pour les intimes :), opérée d’une sleeve fin mars 2016, 2 ans et 8 mois à ce jour. Se croit stabilisée aujourd’hui à -43K. IMC quasi normal (+3K). Je porte du 44 en haut et en bas.

2) Transit ou nausées

Nausées et vomi : jamais. Sauf rare gastro-entérite, quoi, comme tout le monde. La dernière a eu lieu il y a un mois environ, j’ai perdu 2K en une semaine, puis j’ai tout repris lol… Normal quoi.

Transit :
La plupart du temps normal.
Parfois constipée, auquel cas, j’ai une solution parfaite : paraffine alimentaire en pharmacie (Lansoÿl), parfum framboise. Une sorte de confiture délicieuse que je mange à raison de 3 fois une grosse cuiller par jour, et en 24H, cela a une action purement mécanique sur le transit, qui s’entoure d’un film gras et qui du coup, passe beaucoup plus facilement la porte du sphyncter. En général, je fais une cure de 2 ou 3 jours maxi, après tout redevient normal. Avantage : ça n’a une action que mécanique, ça ne détruit pas la flore intestinale.

Par ailleurs brûlures d’estomac parfois que je soigne avec Inipomp 20 au cas par cas. Je dirais 3 fois par semaine.

3) Surveillance du poids

Jamais plus d’une fois par semaine. Perso, j’ai choisi le samedi, début du weekend, a jeun et après le pipi. Puis je note ça dans un excel, associé à un graphique qui me dessine une jolie courbe. Par ailleurs, ça me calcule mon IMC car il faut raisonner en IMC. Je vous mets ça dans le menu en haut à gauche, rubrique outils de suivi, l’icône xlsx, pour que vous puissiez vous l’approprier. Vous téléchargez le fichier, puis vous changez votre taille en C2, les dates de saisie à partir de A3, les valeurs de poids à partir de B3. Respectez rigoureusement les formats de saisie mis en exemple. Et tout le reste (IMC comme courbe de poids) se calcule au cours de vos saisies. Pensez-bien aussi à le sauvegarder en vous l’envoyant par mail tous les 1er du mois, pour si votre ordi meurt. Je sais de quoi je parle. 😦

4) Comportement à table

– Interdit de boire en mangeant, sauf les jours de fête ou au restau. Donc je ne me mets pas de verre.
– La première année, je me mettais une petite assiette car je mangeais une demi-portion, et c’était un peu triste dans une grande assiette. Aujourd’hui, je mange bien une grande assiette, remplie aux 2/3 ou si j’ai très faim, une portion d’adulte normale, mais sans entrée et sans dessert. Je garde le dessert pour le goûter vers 15H quand la faim revient, ou pour 22H le soir. Bref, 2H après le plat. Si je ne mange que l’entrée car elle me fait trop envie, je peux manger le dessert dans la foulée. Mais en aucun cas je ne peux ni ne souhaite manger entrée + plat + dessert.

– Je reste très peu à table, 5 ou 10 minutes à tout casser avec mon mari. Ensuite, j’éprouve le besoin de digérer dans le canapé. Mon mari dit ne pas en prendre ombrage, car je reste dans la même pièce que lui et continue d’échanger avec lui.

5) Rapport à la nourriture

Je suis toujours très gourmande, j’ai toujours TRES faim quand je veux manger, et je ne peux toujours rien avaler quand je n’ai pas faim. Je reste donc convaincue que LA faim est le seul et le meilleur des curseurs, que je peux m’appuyer dessus. C’est ma satiété qui a radicalement changé : elle arrive très tôt, très vite. A tel point que j’apprécie moins les aliments étouffe chrétien : les chocolats de Noël, les fondues savoyardes, le boeuf bien cuit… car au bout de 5 à 8 bouchées, je suis totalement repus… Le plaisir ne durera pas assez longtemps. Curieusement certains aliments riches passent pourtant très bien : le boeuf cru style carpaccio (miam), les purées ou écrasées de pomme de terre, les petits pois, les gâteaux apéritifs. Globalement, j’apprécie encore moins qu’avant la viande en général, mais je me force un peu, sur conseil des nutritionnistes, car les protéines sont essentielles, et les protéines animales sont plus concentrées. Le poisson passe mieux.
Quand j’ai une poussée d’hyperphagie (bien plus rare qu’avant) et que j’ai faim, je peux encore descendre un paquet entier de Donuts Cacahuètes de chez Bahlsen, ou un paquet entier de Palmito. Mais après, j’attends d’avoir à nouveau faim pour manger, et je ne culpabilise pas. J’ai juste fait un repas un peu atypique, rien de grave si ce n’est pas très souvent.

Je suis toujours quelqu’un qui ne cuisine pas… C’est ainsi. Je passe pas mal de temps au travail comme beaucoup de gens, et quand je rentre à la maison, pas envie de passer 2 plombes à cuisiner. Et mon mari est pareil. Alors pas mal de plats tout prêts. Et ça ne me tue pas. Heureusement, le midi en semaine, on mange à la cantine, alors là, bon équilibre légume + féculent + viande ou poisson.

6) Rapport à la boisson

Côté boisson au quotidien (donc en dehors des repas, conseil très important de toutes les équipes médicales) : je ne bois que de l’eau au sirop de grenadine. En effet, l’eau plate me tombe dans le ventre comme une brique… C’est assez désagréable et paraît-il assez fréquent chez les sleevés. Du coup, je mets 3 doses de sirop de grenadine (bouteille poussoir) avec un grand verre d’eau 30cl. Et je peux boire alors en me régalant. Il semblerait que la boisson avec un peu de sucre ne soit pas du tout gérée pareil par l’estomac. C’est rigolo. En tous les cas, ainsi, je bois facilement et avec plaisir, je ne me déshydrate pas. J’ai totalement arrêté le Coca que je consommais quotidiennement (1 à 2 canettes de 33cl par jour) avant l’opération, pour être sûre que ma vie sans bulle ne serait pas un problème. Aujourd’hui, je n’ai plus jamais envie de Coca.

Rapport à l’alcool : bof… pas grand intérêt. Le cidre ne passe plus du tout, du tout. Non à cause des bulles (une petite bière peut passer agréablement de loin en loin), mais sans doute à cause de la fermentation. Il suffit que je prenne 2 gorgées de cidre en début de repas, et mon appétit est totalement coupé… Donc bien sûr, je n’y touche plus. Le vin rouge est trop acide, l’impression de boire du vinaigre. Un bon vin blanc liquoreux passe très bien les jours de fête (mention spéciale Montbazillac)… En apéritif, j’aime aussi les Spritz et toute forme de cocktail, car c’est festif et pas acide. Une légère amertume ne me dérange pas, c’est vraiment l’acidité qui est décuplée depuis l’opération. Quant aux bulles, à petite dose, de façon éloignée, et en dégustant, et en rotant discrètement lol, pas un gros problème.

7) Psychologie

Ca n’a rien changé de fondamental, et c’est tant mieux. J’ai 53 ans, opérée à 50 ans, ma personnalité, mes fragilités et mes forces sont restées les mêmes. J’ai des troubles de l’humeur, que je traite avec un anti-dépresseur léger. Si malgré cela, je me paie une bonne crise d’anxiété, je tape dans l’anxiolytique qui me calme merveilleusement en 1/2H. Je reste donc vigilante quant au fait de ne pas déplacer une addiction (l’hyperphagie) vers une autre (dépendance au Lexomil). Et je pense que tout va bien à cet égard, puisque je compte attentivement ma consommation de ce produit. Je pratique aussi la pleine conscience pour accepter mes émotions, toutes mes émotions, quelles qu’elles soient, plutôt que de les refouler sans même m’en rendre compte, ce qui provoquera une hyperphagie sans que je sache pourquoi ensuite.

Amour et séduction : Je vois parfois des regards flatteurs d’hommes de mon âge que je ne voyais pas avant ? Ca me laisse assez froide, vue que je m’estime très heureuse en amour. J’avais peur que mon mari n’aime pas mon corps relativement mince (on s’est rencontrés, je faisais 107K, il m’a épousée au plus fort de mon poids, 117K). Mais non, il m’aimait bien pour moi, quel que soit mon poids. Notre amour est exactement le même qu’avant, c’est à dire, merveilleux. Ouf.

Un des moments où je me dis que ma vie a le plus changé, même si ça ne revient pas très souvent : c’est l’activité : acheter des vêtements. Avant : j’allais chez Ulla Popken qui font de très jolis vêtements pas trop chers et pas mémérisantes pour femmes rondes et je me trouvais « pas trop moche » dans la glace. Maintenant, je vais dans des magasins plus chics, genre « Burton of London » ou « Un jour ailleurs », et je me trouve « Elégante ». C’est délicieux de pouvoir se trouver élégante dans une glace à 53 ans.

Une autre chose où je vois une évolution, mais elle peut aussi être liée à la sagesse de l’âge ! Mon estime de moi a toujours été assez bonne. C’est mon affirmation de moi qui était vraiment problématique. Elle s’est un peu améliorée avec mon physique plus agréable. Si je dois dire « non », à un ami, à un chef, si je dois dire « Tu dépasses les bornes », je peux le dire sans me mettre dans tous mes états, mais poser MES limites à l’autre, calmement et fermement.
Une métaphore dans une série m’avait beaucoup plu une fois : un psychologue disait à son patient : « Quand une porte est fermée, vous pouvez frapper poliment et voir ce qui se passe. Vous n’êtes pas obligé de commencer par donner de grands coups de pieds dedans ou d’aller chercher des explosifs pour l’ouvrir. » 🙂 Excellente cette métaphore.

8 ) Activités physiques

Toujours compliqué car je suis toujours amoureuse de la sédentarité.
Mais je parviens depuis quelques mois, pour mon équilibre physique et psychologique, à maintenir une activité douce et régulière de marcher (d’un bon pas) 3*1H par semaine, les jours où tout est simple, c’est à dire, jamais en sortant du travail, je suis trop fatiguée et l’appel du canapé est trop fort. Donc le mercredi car télétravail, et le samedi et le dimanche, hop, une heure de promenade en baskets (critère, quand je reviens, je suis humide de sueur). Parfois, je passe mon tour car la flemme l’emporte, mais j’essaie de m’y remettre la fois d’après, car c’est facile et plaisant. Et pour me motiver, je ne pense pas à mon poids, mais je me dis « Allez, sors, oxygène ton cerveau, tes muscles, tu sais comme tu te sens bien pendant et après la promenade ! »… D’ailleurs, ça me fait penser, on est samedi, j’y vas de ce pas. 🙂

9) Chirurgie réparatrice

Aucune. A 2 ans 1/2, je n’en ressens pas le besoin. S’il fallait faire quelque chose, ce serait la poitrine, qui tombe beaucoup. Et je n’en ai pas envie (car pas envie de mettre du silicone et un corps étranger dans mes seins). Un bon soutien-gorge suffit dans la journée. Et j’ai appris à aimer mon corps comme il est, avec ses défauts. J’ai aussi la chance (peau qui cicatrise pas mal + perte qui n’a pas dépassé 60K) de ne pas avoir de tablier sur le ventre. Ce qui fait que la marche est très confortable. Pas de peau qui pend trop nulle part, en tout cas, pas au point de remplacer cela par une grosse cicatrice.

10 ) Quel suivi ?

Au moins 10 ans dans l’excellent hôpital public la Pitié-Salpêtrière où je me suis faite opérer. Passées les 2 premières années qui sont des contrôles plus intensifs, je suis suivie tous les 9 mois par le chef du service Nutrition (E3M), le sympathique Docteur Oppert, nutritionniste, pendant au moins dix ans si tout va bien. Je pense que ça lui permet d’alimenter les résultats à long terme pour la recherche. S’il y avait des soucis, je serais suivie à vie… Le dernier rendez-vous avec lui, à 2 ans, m’a été particulièrement réconfortant : j’étais dans « l’enfer » de la période de reprise de poids obligée, ne sachant pas quand cela allait s’arrêter. Il m’a totalement rassurée et la suite lui a donné raison : J’étais probablement à la fin de ma reprise et une bonne stabilité allait reprendre ses droits. 🙂

Voilà, j’ai tout dit, gros gros bisous ! Au jour où je vous parle, je suis juste une femme enchantée par sa chirurgie.

Varier les plaisirs

Quand on est hyperphage comme moi, manger est un plaisir un peu trop intense. Si intense, que si l’on n’y réfléchit pas, c’est un réflexe, cela frise même l’addiction. Bien sûr, ce n’est pas une addiction pure et simple, car la nourriture grasse et sucrée n’est pas objectivement une substance addictive comme l’héroïne, la cocaïne, la nicotine ou l’alcool bien entendu !
Mais voici ce que j’ai d’addictif dans mon comportement : manger gras et sucré active le circuit de récompense d’une manière très intense, et c’est ce que j’ai trouvé de plus efficace alors mon cerveau s’y réfugie en toute confiance. Les gros sont addicts non au chocolat en tant que tel, mais à la réponse de notre cerveau quand il reçoit du chocolat (bouffée de plaisir ou shoot d’hormone anxiolytique)… Pas simple tout cela.

J’essaie quand je le peux de remplacer ce plaisir total et parfait par des plaisirs plus subtils en cours de journée, et qui ne sont pas connectés à la nourriture : m’amuser dans un jeu de réflexion intense, me détendre en écoutant une petite rivière couler sur Youtube, marcher en respirant l’automne, mettre mon nez sur la peau douce d’un bébé quand j’en ai l’occasion, m’amuser en suivant des cours de russe avec une classe et une prof sympa dans la vraie vie, écouter du Bach… chacun ses plaisirs subtils. Pour d’autres, cela peut être caresser son chat, peindre, jardiner etc. Ce n’est pas une réponse immédiate à une envie hyperphage, cela ne fonctionnerait pas. C’est plus une réponse de fond. Car l’objectif n’est pas d’éliminer les moments d’hyperphagie, mais de les espacer, et de me sentir plus heureuse, surtout. Accepter que la nourriture soit notre plaisir principal OK, mais se dire qu’il y en a mille autres possibles, que ça ne doit pas être notre SEUL plaisir, que c’est à nous de cultiver notre jardin pour nourrir notre âme de bonheurs plus variés.

Point d’étape

Avec trop peu de recul sans doute, je me prends à cette idée.

A partir de 2 ans post-op, je connais une stabilisation relative de 6 mois avec un poids entre 74 et 76 kilos. C’est à dire que je conserve 40 kilos de perte par rapport à mon poids le plus fort, 30K de perte sur mon poids durable le plus élevé.

Ce long weekend, pas de repas structuré et du chaos alimentaire… Pour autant, je ne mange que quand j’ai faim, que ce qui me fait envie et… ça me confirme que c’est toujours un excellent curseur, même quand on est opérés de l’estomac. Je me félicite d’avoir choisi cette opération, et j’espère juste me féliciter à vie.

2018_10_20

Résultat de ma calculette ci-dessus :

Votre poids maximum atteint à l’âge adulte => 117K

Votre poids au 03/11/2018 => 75K

Vous avez perdu 91% de votre surpoids initial.

Enfin, j’aimerais remettre ici ce qu’un jeune chirurgien dont j’aimais beaucoup le franc parler m’a exposé il y a deux ans pile. Je souhaite prendre acte pour vérifier ses dires à long terme.

J’ai vu le chirurgien qui remplace ma chirurgienne cette semaine, pour faire le point […/…]

Il m’a aussi parlé du long terme post-opératoire : En général, on maigrit bien sur 2 ans pour atteindre son poids le plus bas, puis l’on stagne 2 ans à nouveau, puis les ennuis commencent à 4 ou 5 ans, avec reprise possible de poids et que c’est seulement là que se joue la stabilisation. Que les 3 clés de la réussite sont le suivi sérieux post opératoire, le suivi des conseils diététiques fournis par l’hôpital, l’exercice physique. Il m’a dit que pour l’instant, je semblais avoir toutes les clés de la réussite, mais qu’évidemment, il fallait s’inscrire dans le long terme.

 

Perdue…

Allons bon, ça me pendait au nez. Lundi soir, j’ai perdu mon alliance dans le métro, sans m’en rendre compte. Trop grande. J’avais prévu d’en racheter une en février, si mon poids s’était stabilisé. Mais je ne vais pas rester 3 mois sans alliance. J’ai du perdre 2 tailles d’alliance. Je vais en acheter une cette semaine.